Le phare du Sénéquet est situé à 2,16 milles* de la côte, sur les rochers du même nom qui sont recouverts à chaque marée.

28 septembre 1857
Le drapeau tricolore flotte sur une tourelle tronconique pleine, en pierre de granit érigée sur le rocher du Sénéquet. Celle-ci ne porte pas de feu et a une hauteur de 12 mètres dont 6 au-dessus des plus hautes mers. Son diamètre de base de 7 mètres et de 5,20 mètres au sommet. Un réduit voûté de 3 mètres de diamètre est aménagé à son sommet sous la plate-forme.

21 décembre 1858
Suite au naufrage de l'aviso l'Antilope, la surélévation de cette tour est décidée pour la transformer en phare.

23 avril 1859
La décision ministérielle de ce 23 Avril 1859 approuve l'installation d'un feu au sommet de l'ouvrage.

Du 15 mai 1860 au 15 août 1860
Construction du phare en 3 mois.

La tourelle est élevée plus haut de 8,55 mètres, et comporte 3 niveaux, dont le premier servant d'entrée et de magasin et les deux autres de logements.

La hauteur actuelle du phare est de 24,17 mètres, dont 18,17 mètres au-dessus du niveau des plus hautes mers. Le plan focal de la lentille est à 30,71 mètres du niveau 0 marin.

La lanterne et le soubassement sont peints en noir.

Au début du XXème siècle
L'accostage est facilité par la construction d'un brise-lame de 18 m orienté au NNE et d'une cale débarcadère de 19 mètres orientée à l'Est.

1937
Avant, les gardiens et leurs familles logeaient sur la côte au Nord du pont sur le havre de Blainville-sur-Mer. Leurs maisons situées sur la dune étant menacées par l'érosion marine, la décision est prise de le transformer en feu automatique permanent.

 

[mille marin = 1,852 mètre]

Deux maisons comprenant chacune deux logements ont été construites dans les années 1860. Elles furent occupées par les familles des gardiens du Sénéquet jusqu'aux années 1930.

Pendant dix jours par mois, les gardiens tenaient compagnie à leurs épouses et à leurs enfants puis, en alternance, séjournaient dans le phare pendant vingt jours.

Les progrès de la technique ont permis de libérer les phares d'une présence permanente des gardiens dont les emplois ont été supprimés en 1938.

Bien sûr, les gardiens n'étaient pas tous originaires de Blainville-sur-Mer. L'un d'entre eux était né à Granville, un autre à Orval, un autre encore à Gouville-sur-Mer, un autre venait de Barfleur et un autre enfin avait vu le jour en Corse, à Bastia.

Les maisons étaient situées sur la dune, au nord du pont de Blainville. La mer en grignotant les dunes a détruit ces maisons.